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Cinq affections fréquentes du chat âgé

Le chat âgé franchit souvent la porte du cabinet d’ostéopathie avec pour motif de consultation des difficultés locomotrices ou une raideur observée par son propriétaire. L’objectif de la consultation est alors d’améliorer son confort de vie et de déceler d’éventuelles gènes ou douleurs plus subtiles. Lors du recueil de l’anamnèse et des premières étapes du bilan ostéopathique, certains signes peuvent amener le praticien à orienter le propriétaire vers une consultation gériatrique auprès du vétérinaire. Parmi ceux-ci : les troubles digestifs, les modifications de l’appétit ou de la prise de boisson, les changements de comportements (malpropreté, diminution du toilettage, vocalises, apathie, agressivité…), … Ces signes, corrélés à des dysfonctions ostéopathiques viscérales et musculosquelettiques spécifiques peuvent être alarmants et justifier la réalisation d’examens complémentaires.


Le vieillissement est un processus biologique progressif et irréversible qui touchent tous les animaux de compagnie. Les chats sont considérés séniors à partir de dix ans et super séniors à partir de quinze ans. Le chat âgé sain présente des changements physiques (fonte musculaire, plaque dentaire, éclaircissement du pelage), sensoriels (perte d’acuité des différents sens), des modifications du comportement (sommeil perturbé, moins d’adaptabilité au stress), ou encore une perte de mobilité. Ces évolutions sont plus ou moins présentes selon chaque individu et sont considérés physiologiques. Cependant, elles peuvent aussi être le signe d’une affection sous-jacente et d’un vieillissement pathologique, nécessitant davantage d’investigation. Nous abordons ici cinq pathologies fréquentes chez le chat âgé nécessitant de référer le patient au vétérinaire.



L’arthrose

De nombreux chats âgés sont concernés par cette pathologie dégénérative des articulations, qui affecte le plus souvent le coude et la hanche, le rachis présente les lésions les plus sévères, notamment au niveau lombaire et lombo-sacré. L’âge et le surpoids sont des facteurs de risque. Les manifestations cliniques chez l’espèce féline peuvent être moins observables que pour les chiens, mais l’arthrose peut s’exprimer par une raideur, une boiterie à froid, des bruits articulaires, une déformation articulaire. Les traitements reposent sur l’utilisation de chondroprotecteurs et/ou d’antiinflammatoires. L’ostéopathie, l’acupuncture et la physiothérapie ont montré leur intérêt pour réduire la douleur.


La maladie parodontale

Favorisée par la présence de plaque dentaire et de tartre, cette affection relève d’un processus inflammatoire en réponse à une infection bactérienne. Elle débute par une gingivite, qui peut se compliquer en cas de déséquilibre entre la flore bactérienne et le système immunitaire de l’hôte par une parodontite. Il y a alors destruction des tissus de soutien de la dent, des difficultés d’alimentation apparaissent pouvant affecter le confort de vie de l’animal de façon notoire et se répercuter sur plusieurs fonctions viscérales. Le traitement symptomatique est complété d’un détartrage sous anesthésie générale et, parfois, dans les cas avancés, d’extraction dentaire.


L’insuffisance rénale chronique

Pathologie mortelle fréquente chez le chat âgé, elle correspond à une perte irréversible et progressive de la fonction rénale. Les manifestations cliniques sont observées tardivement par les propriétaires, lorsque les lésions sont déjà bien présentes. Parmi celles-ci : la polyuro-polydipsie, la diminution de l’appétit, des troubles digestifs (vomissements, constipation), un amaigrissement, une apathie. Dès la découverte de la pathologie, l’alimentation doit être adaptée et la prise de boisson encouragée en multipliant les points d’eau, en humidifiant les croquettes ou en utilisant une alimentation humide.


L’hyperthyroïdie

C’est la pathologie endocrinienne la plus fréquente chez le chat. Dans la plupart des cas, elle est due à une hyperplasie bénigne de la thyroïde. Elle se manifeste par la polyuro-polydipsie, des troubles digestifs, des modifications de l’appétit (polyphagie), une perte d’état et des changements comportementaux (irritabilité, excitation, nervosité). Un nodule thyroïdien ou un goitre peut être palpable. Le diagnostic est basé sur le dosage de l’hormone thyroïdienne sanguine. Le traitement médical à base d’antithyroïdien est celui de première intention.


Le diabète sucré

Cette affection hormonale conduit à une hyperglycémie chronique et à une glycosurie. Elle est due à une sécrétion insuffisante d’insuline ou à une résistance des tissus aux effets physiologiques de celle-ci. Dans le cas d’un diabète insulinodépendant, l’origine de la pathologie peut être une pancréatite. Le diabète non insulinodépendant quant à lui peut être induit par des médicaments (corticoïdes), par d’autres pathologies hormonales, ou par l’obésité. On retrouve la polyuro-polydispsie dans les symptômes, ainsi qu’une polyphagie, un abattement, des vomissements, la démarche plantigrade est aussi évocatrice d’une neuropathie diabétique. Le traitement fait appel à des hypoglycémiants ou à l’insuline, ainsi qu’à la mise en place d’une alimentation adaptée.



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